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Salon de l'érotisme Rennes

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Durée de l'Evenement: 
  • Démarrer a cette Date - 01.02.2016 00:00 (01.02.2016)
  • Date de Fin - 07.02.2016 00:00 (07.02.2016)

Déscription :
Le salon Eropolis de Strasbourg, l'an dernier.
Le salon Eropolis de Strasbourg, l'an dernier. - G. Varela / 20 Minutes
Camille Allain

«Au départ, la thématique du sexe était mal vue. On avait du mal à se faire accepter». C’était il y a 15 ans. Jocelyn et Catherine Quesne créaient Eropolis, premier salon de l’érotisme à s’implanter en France. Ce couple, qui travaillait comme courtier en assurances, a passé huit ans dans le milieu du striptease avant de se lancer dans l’organisation de salons. «On voyait que ça marchait bien en Belgique, en Angleterre et en Espagne. On a voulu tester en France», raconte Catherine.

Des demandes plus hot

A Rennes, où le salon est implanté depuis plus de dix ans, et se tiendra deux jours ce week-end, l’arrivée d’Eropolis n’a pas fait de vague. Au départ très soft, le salon a même dû s’adapter à la demande de ses visiteurs en ouvrant des zones plus hot. «Les premières années, on avait beaucoup d’hommes célibataires. Il fallait que l’on cache les sex-toys sous les présentoirs. Aujourd’hui, les gens sont plus libérés sur la sexualité. Les gens viennent en couple et on a de plus en plus de femmes», assure Catherine Quesne.

 

Le salon Eropolis de Rennes attire 9.000 personnes en deux jours. - G. Varela / 20 Minutes


Dans un espace réservé aux plus de 18 ans, le visiteur peut ainsi profiter de strip-tease, de lap-dance privées, d’une cabine de douche à partager ou encore d’un théâtre porno. «Les trois quarts des visiteurs vont aussi dans l’espace hard. C’est qu’il y a de la demande», poursuit Catherine.

Axelle, stripteaseuse à 36 ans

C’est aussi l’image du milieu qui a changé. Axelle, 36 ans, a commencé le strip-tease sur le tard, il y a neuf ans. Depuis octobre, elle participe à la tournée Europolis qui sillonne la France. «Je travaillais comme danseuse dans des boîtes de nuit. Un jour, on m’a proposé de faire des strip-tease. Mais j’avais une mauvaise image du milieu. Pour moi, les filles qui faisaient ça étaient des salopes», raconte la Lilloise. Et puis un jour, elle s’est lancée. «Je ne sais pas trop pourquoi, mais je ne regrette rien. C’est un milieu super clean avec une bonne ambiance. Et puis je ne vais pas vous cacher que ça paye bien», poursuit la jeune femme.

Si Axelle a décidé de faire du strip-tease son métier, elle n’a cependant pas franchi la ligne jaune. «Ce sont les visiteurs qui en veulent plus. Pas mal de nos clients nous demandent si c’est possible d’aller plus loin. On les recadre c’est tout». Consommer l’amour, c’est évidemment proscrit à Eropolis. «C’est interdit. Notre salon doit rester visuel. Nous sommes très contrôlés», assure Catherine Quesne.

De nombreux couples libertins viennent cependant pour tenter de faire des rencontres. «On a un bar  avec des danseuses où l’ambiance est détendue. Les gens se parlent, échangent leurs coordonnées. Ils vont ailleurs pour la suite des opérations…», sourit la fondatrice d’Eropolis. L'an dernier, 9.000 personnes avaient assisté au salon de Rennes.

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